1 févr. 2015

Sous le charme d'In Situ

Il faut absolument que je partage avec vous ma découverte du jour :
Le photographe Eric Pillot


Cet après midi je me suis rendue à la Galerie Ephémère, un événement organisé par Olivier Scher, Cahuate Milk et l'équipe des salines dans le cadre de la Journée Mondiale des zones humides.
Le temps d'un week-end une dizaine d'artistes occupent une maison inhabitée. Pour les anciens du blog cela doit vous rappeler quelque chose puisque je vous en parlais déjà ici l'année dernière.

Et aujourd'hui j'ai eu un véritable coup de coeur pour les photographies d'Eric Pillot.
J'ai été happé en premier lieu par les couleurs et l'élégance  des animaux. J'ai été séduite par la dualité du vivant (l'homme et la nature) et du figé (décor, enclos)
C'est à ce moment là que j'ai ressenti comme une gêne, car l'animal n'est pas dans son environnement naturel, il n'est pas libre : Le photographe montre la solitude.

Pour mieux comprendre son travail je vous propose de lire cet extrait d'interview pour photographie.com et ensuite je vous laisse découvrir une partie de sa série In Situ : 

Photographie.com : Votre série In Situ ne se veut pas une dénonciation des pratiques barbares de l'homme contre l'animal, mais ce travail pourrait très bien aider la cause des défenseurs des bêtes…
Mais pour moi, et au risque de vous surprendre, les parcs zoologiques, au moins tous ceux que j’ai fréquentés, font partie des défenseurs des animaux : ils organisent tous des actions de sensibilisation importantes sur les espèces en voie de disparition, dont, sans ces actions, personne ou presque (je parle du grand public) ne connaitrait même l’existence. Ils participent également à de très vastes programmes d’élevage, « in situ » et « ex situ », pour reprendre les termes qu’ils utilisent, visant à enrayer la disparition de certaines espèces. Alors certes, les animaux y sont enfermés ; mais cet enfermement, qui n’est vraiment sensible d’ailleurs que sur une partie de mes images, constitue d’abord pour moi un moyen de parler de la solitude que nous avons parfois à traverser, nous, êtres humains.
Je trouve par ailleurs que les animaux sont très maltraités par nos sociétés occidentales. Je pense par exemple à certaines pratiques des « productions animales », très éloignées de celles de l’élevage traditionnel, où l’on entasse les animaux, où on les gave d’antibiotiques, où l’on broie des poussins… Via mes images, je m’efforce de représenter un animal « digne et intègre ».




















ERIC PILLOT

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